
Dans beaucoup de pays, les classes du primaire et du secondaire sont numérotées dans l'ordre croissant. La première année du primaire correspond ainsi à la première année de scolarité, et la douzième année — aussi appelée sixième ou septième du secondaire — marque la dernière année avant l'enseignement supérieur.
En France, les noms sont plus originaux, mais aussi plus complexes à décoder. Surtout, leur logique est inversée.
Le système éducatif français expliqué
À destination de ceux qui ne connaissent pas le système français.
En France, la scolarité obligatoire débute à l'entrée au primaire, à six ans, en CP (Cours Préparatoire).
Viennent ensuite :
- le CE1 (Cours Élémentaire 1)
- le CE2 (Cours Élémentaire 2)
- le CM1 (Cours Moyen 1) — et non CE3
- le CM2 (Cours Moyen 2)
On passe ensuite au secondaire, divisé en deux niveaux : le collège et le lycée.
Au collège :
- Sixième
- Cinquième
- Quatrième
- Troisième
Au lycée :
- Seconde
- Première
- Terminale
Le jargon du primaire
Dites à quelqu'un qui ne connaît pas notre système que votre petit frère est en CM1. Il y a de fortes chances qu'il ne comprenne pas ce que vous dites. Il faut alors expliquer : « C'est la quatrième année du primaire. »
Ces noms semblent avoir été créés au moment de la division du primaire en cycles d'apprentissage. Ces cycles ont été modifiés depuis — le CP fait désormais partie d'un même cycle avec la Grande Section de maternelle et le CE1. Les appellations ont par conséquent perdu leur signification propre.
À mon avis, la dénomination des classes du primaire devrait être revue dans le cadre d'une réforme plus large du vocabulaire scolaire.
Le primaire n'a plus la numérotation décroissante du secondaire.

La numérotation inversée du secondaire
Au collège et au lycée, le décompte se fait à l'envers : on compte les classes dans l'ordre décroissant.
Quand on dit « je suis en sixième », cela signifie qu'il reste six ans de scolarité après celle en cours. Le terme « encore » n'est pas anodin : cela donne à certains l'impression de compter les années avant la quille tant attendue, c'est-à-dire avant le bac qui marque la fin des études secondaires.
C'est comme si étudier était déprimant et que l'on voulait motiver les élèves en leur rappelant, par le nom de leur classe, qu'il ne leur reste plus que X années avant la fin.
À mon sens, une numérotation croissante serait plus positive. On gagnerait des années, des classes, et le chiffre augmenterait. Après tout, après le bac, on dit bien Bac+2, Bac+3, etc. — en comptant ainsi le nombre d'années d'études validées.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
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