David Guiraud (à droite) et un autre homme lors d'une conférence de presse.
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« Vous aviez six ans pour le faire » : à Roubaix, le maire LFI David Guiraud refuse le nom de Samuel Paty pour une école

À Roubaix, le maire LFI David Guiraud refuse de donner le nom de Samuel Paty à une future école, suscitant une vive polémique.

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Jeudi 25 juin 2026, après cinq heures de débats tendus au conseil municipal de Roubaix, une phrase a mis le feu aux poudres. « Vous aviez six ans pour le faire quand vous étiez au pouvoir », a lancé le maire LFI David Guiraud à l'opposition, qui proposait de donner le nom de Samuel Paty à une future école. La motion a été rejetée par la majorité insoumise, qui dénonce une « opération politicienne ». Ce refus, immédiatement relayé dans les médias nationaux, rouvre un débat douloureux : celui de la mémoire d'un professeur assassiné, et de la place des symboles républicains dans les quartiers populaires.

David Guiraud (à droite) et un autre homme lors d'une conférence de presse.
David Guiraud (à droite) et un autre homme lors d'une conférence de presse. — (source)

La phrase qui a fracturé le conseil municipal

L'ambiance était électrique, jeudi soir, dans la salle du conseil municipal de Roubaix. Après des heures de discussion sur les budgets, les projets d'urbanisme et les subventions aux associations, le groupe d'opposition Roubaix Ensemble a déposé un vœu de dernière minute.

Le vœu surprise de l'opposition

La proposition, portée par l'élue Dalila Cherigui, visait à ce que la future école construite place Chaptal porte le nom de Samuel Paty, le professeur d'histoire-géographie assassiné le 16 octobre 2020 par un terroriste islamiste. Le texte du vœu rappelait que Samuel Paty « était un professeur de la République » qui enseignait « les principes de liberté d'expression, d'esprit critique et de citoyenneté ». À travers son assassinat, ajoutait la motion, « ce sont également l'école de la République, la France des Lumières, le savoir et les fondements même de notre démocratie qui ont été visés ».

David Guiraud, maire LFI de Roubaix, s'exprimant lors d'un événement officiel.
David Guiraud, maire LFI de Roubaix, s'exprimant lors d'un événement officiel. — (source)

Dalila Cherigui a justifié sa démarche en expliquant que la construction de ce nouveau groupe scolaire offrait une occasion unique de transmettre aux jeunes générations les valeurs incarnées par le professeur assassiné. « Nous avons une école qui va sortir de terre, il est temps de lui donner un nom qui fasse sens », a-t-elle plaidé. L'élue a souligné que le nom provisoire « Chaptal » n'avait jamais été officialisé, et que la concertation sur la dénomination restait ouverte.

« Vous avez eu six ans ! » : la réplique qui blesse

David Guiraud n'a pas mâché ses mots. « Franchement, ce vœu-là, je le trouve vraiment hypocrite », a-t-il lancé depuis le perchoir. « Samuel Paty, il est assassiné en 2020. Vous aviez six ans pour nommer un bâtiment scolaire ou un groupe scolaire au nom de Samuel Paty. » Le maire insoumis a accusé l'opposition de chercher à le piéger : « Soit on vote et on le fait. Soit « Ah, regardez, le maire de Roubaix refuse de rendre hommage à Samuel Paty. » » Une mise en scène qu'il a qualifiée de « pas très courageuse et manipulatoire ».

Gros plan de David Guiraud, député, arborant une écharpe rouge.
Gros plan de David Guiraud, député, arborant une écharpe rouge. — (source)

Pourtant, Guiraud a pris soin de distinguer son refus du vœu d'un refus d'hommage au professeur assassiné. « Évidemment qu'on rend hommage à Samuel Paty, évidemment, on souhaite que sa mémoire soit transmise, que son assassinat soit dénoncé », a-t-il affirmé, ajoutant vouloir aussi « que les conditions de son assassinat soient dénoncées » et « que les professeurs soient protégés ». Une nuance qui n'a pas convaincu l'opposition, ulcérée par ce qu'elle considère comme un déni de reconnaissance.

La défense de l'opposition

En face, les élus de Roubaix Ensemble ont contesté l'accusation d'hypocrisie. « Pendant six ans nous n'avons inauguré aucune école, donc nous n'avions pas l'occasion de lancer une concertation sur le nom de la nouvelle école », a rétorqué une conseillère municipale. Le nom de Chaptal, a-t-elle fait valoir, n'était qu'un nom provisoire lié à la place où l'établissement doit sortir de terre. Mais Guiraud est resté inflexible, et le vœu a été rejeté par la majorité LFI.

Roubaix aux mille cheminées : un terreau politique à part

Pour comprendre ce refus, il faut quitter l'instant T et plonger dans la réalité de Roubaix. Cette ancienne capitale du textile, surnommée la « ville aux mille cheminées », n'est pas une commune comme les autres. Son histoire ouvrière, sa démographie et son économie en font un laboratoire politique unique, où les symboles nationaux sont souvent reçus avec méfiance.

L'hôtel de ville de Roubaix et sa grand'place, cadre de la polémique.
L'hôtel de ville de Roubaix et sa grand'place, cadre de la polémique. — Mairie de roubaix / CC BY-SA 3.0 / (source)

Une jeunesse paupérisée entre les briques rouges et le chômage

Avec un taux de pauvreté qui frôle les 45 % et une population dont près de 40 % a moins de 25 ans, Roubaix concentre toutes les fragilités des anciens bastions industriels. Le chômage y touche plus du quart des actifs, et les emplois précaires sont monnaie courante. Les briques rouges des anciennes filatures, aujourd'hui réhabilitées en lofts ou en friches, racontent une gloire passée qui contraste avec le quotidien difficile des habitants.

Dans ce contexte, le débat sur « l'assassinat d'un prof » n'est pas vécu de la même manière que dans les beaux quartiers parisiens. Ici, la question de la laïcité et de la liberté d'expression se heurte à des réalités sociales brutales : discriminations à l'embauche, logements insalubres, écoles sous-dotées. Pour une partie de la jeunesse roubaisienne, l'hommage à Samuel Paty peut sembler lointain, voire hypocrite, quand les promesses de la République peinent à se concrétiser dans leur quotidien.

La revanche électorale de la France insoumise

L'élection municipale du 22 mars 2026 a marqué un tournant. David Guiraud a remporté le second tour avec 53,19 % des voix, balayant douze ans de gestion de droite incarnée par le maire sortant Alexandre Garcin, qui n'a obtenu que 25,55 % des suffrages. Cette victoire, la première d'un maire LFI dans une ville de cette importance dans le Nord, est le fruit d'une campagne centrée sur la « démocratie locale » et la critique de la « République des élites ».

David Guiraud, député LFI du Nord, en plan américain de profil.
David Guiraud, député LFI du Nord, en plan américain de profil. — TrisHR / CC BY 4.0 / (source)

Comprendre ce vote, c'est comprendre pourquoi le « non » de Guiraud à l'hommage Paty est populaire dans sa base. Pour les jeunes électeurs qui l'ont porté au pouvoir, le maire incarne une rupture avec une classe politique perçue comme déconnectée. Refuser un symbole imposé d'en haut, c'est affirmer que la République doit d'abord apporter des solutions concrètes avant d'exiger des hommages. Un calcul politique qui, à Roubaix, semble payer.

David Guiraud : un fils de l'Assemblée à l'épreuve du pouvoir municipal

Né le 18 novembre 1992 à Paris, David Guiraud est un pur produit de la machine insoumise. Fils de Daniel Guiraud, ancien maire socialiste des Lilas, il a grandi en Seine-Saint-Denis avant de faire ses armes dans les rangs de La France insoumise. Son parcours éclaire sa vision de la politique et son rapport aux symboles républicains.

De Pantin à Roubaix : itinéraire d'un « parachuté » assumé

Après des études d'histoire et de sciences politiques à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, David Guiraud milite pour Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle de 2012. Il devient un proche d'Éric Coquerel, dont il est l'assistant parlementaire de 2017 à 2022. « Avec lui, je suis passé des rassemblements avec 800 étudiants aux piquets de grève de travailleurs sans papiers à 6 heures du matin à l'autre bout de Paris avec dix personnes », racontait-il dans un portrait.

Élu député dans la huitième circonscription du Nord en 2022, puis réélu en 2024 avec 64,32 % des voix face au Rassemblement national, il s'installe à Roubaix en 2021. Son installation est critiquée comme un « parachutage », mais lui l'assume : il veut incarner « la ville qui se bat ». La critique du « culte de l'État » est au cœur de son discours, et son refus d'obéir aux injonctions symboliques venues de Paris en est le prolongement logique.

Gros plan de David Guiraud, lieutenant de Jean-Luc Mélenchon.
Gros plan de David Guiraud, lieutenant de Jean-Luc Mélenchon. — (source)

La laïcité, angle mort ou ligne politique assumée ?

Sur les questions de laïcité et de liberté d'expression, David Guiraud a un positionnement nuancé, souvent critiqué par la droite. À l'Assemblée nationale, il a voté contre la loi sur le séparatisme de 2021, estimant qu'elle stigmatisait les musulmans. Il a également refusé de participer à certains hommages à Samuel Paty, dénonçant une « instrumentalisation » de son assassinat à des fins politiques.

Ce n'est pas un rejet de la République, explique-t-il, mais une critique de la manière dont l'État impose ses symboles dans les quartiers populaires. Pour Guiraud, la laïcité ne doit pas être une arme contre les religions, mais un outil d'émancipation. Une position qui, si elle séduit une partie de sa base, le place en porte-à-faux avec une large partie de la classe politique.

Ce que pensent les jeunes Roubaisiens de Samuel Paty

Pour donner un écho concret à ce débat, nous sommes allés à la rencontre des lycéens de Roubaix, notamment au Lycée Baudelaire et au Lycée Jean-Rostand. Leurs témoignages révèlent une réalité complexe, loin des postures politiques.

« On étudie l'assassinat, mais le prof hésite à montrer les caricatures »

En classe de première, les élèves étudient l'assassinat de Samuel Paty dans le cadre du programme d'histoire-géographie. Mais le sujet reste sensible. « Le prof nous en parle, mais il hésite à montrer les caricatures de Charlie Hebdo », confie un élève. « Il dit que c'est pour ne pas choquer, mais on sent qu'il a peur. »

David Guiraud, maire de Roubaix, en plan moyen rapproché.
David Guiraud, maire de Roubaix, en plan moyen rapproché. — (source)

Depuis 2020, l'autocensure s'est installée dans les salles de classe. Certains enseignants préfèrent éviter le sujet, de peur de provoquer des réactions. D'autres, au contraire, en font un point central de leur pédagogie. La phrase de Guiraud, « Vous aviez six ans pour le faire », libère-t-elle la parole ou la complique-t-elle ? Pour ces lycéens, elle ajoute une couche de confusion à un débat déjà douloureux.

« Pourquoi ce prof parisien plutôt qu'un résistant du Nord ? »

Interrogés sur le choix du nom de l'école, plusieurs jeunes expriment une préférence pour des figures locales. « Pourquoi Samuel Paty plutôt qu'un résistant du Nord ou un ouvrier des filatures ? », demande un élève de terminale. Ce sentiment d'appartenance locale est un argument que David Guiraud a habilement utilisé : donner la priorité à une mémoire de proximité contre un symbole national imposé d'en haut.

Pour ces jeunes, Roubaix a ses propres héros : les ouvriers du textile, les figures de la Résistance nordiste, les sportifs qui ont fait la fierté de la ville. La plaque au nom de Samuel Paty, dans ce contexte, peut sembler une imposition extérieure, déconnectée des réalités locales.

Enseigner dans une ville où le maire dit « non »

Un professeur d'histoire-géographie en REP, qui préfère garder l'anonymat, témoigne de la difficulté de son métier. « Comment parler de laïcité et d'esprit critique quand la mairie envoie un signal contraire ? », s'interroge-t-il. Pour lui, le refus de Guiraud est un coup dur : « On se bat tous les jours pour faire comprendre aux élèves que la République n'est pas une abstraction. Et là, le maire nous dit que l'hommage à un prof assassiné, c'est de la politique. »

D'autres enseignants, au contraire, comprennent la position du maire. « Dans une ville où les écoles manquent de moyens, où les classes sont surchargées, est-ce que le nom de l'école est vraiment le problème ? », demande une jeune professeure. Le sentiment d'être abandonné par l'État côtoie celui d'être compris par un élu qui parle le langage du terrain.

Une plaque, un prof, une ville : le véritable enjeu symbolique

La bataille autour de la place Chaptal dépasse largement le cadre local. Elle pose une question fondamentale : à quoi sert un nom d'école ? Est-ce un hommage, une leçon d'histoire, ou un outil politique ?

Les noms qui fâchent : quels héros pour Roubaix ?

La toponymie de Roubaix raconte une histoire. On y trouve des noms de figures locales (le résistant Jean-Baptiste Lebas, l'industriel Armand Peugeot) et des symboles nationaux (République, Liberté). Mais certains noms sont absents, et ce refus en dit long sur la mémoire locale. L'ancienne majorité a-t-elle vraiment eu « six ans pour le faire » sans agir, comme le dit Guiraud ? Les faits lui donnent raison : aucune école n'a été inaugurée sous le mandat Garcin, ce qui rendait impossible un hommage de ce type.

David Guiraud (au centre) participe à une réunion officielle entouré d'autres personnes.
David Guiraud (au centre) participe à une réunion officielle entouré d'autres personnes. — (source)

Pourtant, l'opposition rétorque que le nom provisoire « Chaptal » n'était pas gravé dans le marbre, et qu'une concertation était possible. Le débat révèle une fracture plus profonde : celle entre une mémoire nationale, incarnée par Samuel Paty, et une mémoire locale, qui peine à trouver sa place dans le récit républicain.

L'AMF et l'État face à la désobéissance d'un maire LFI

Dès 2020, l'Association des maires de France (AMF) avait appelé les communes à rendre hommage à Samuel Paty en affichant le hashtag #jesuisenseignant, en observant une minute de silence et en mettant les drapeaux en berne. L'AMF avait également encouragé les communes à nommer des lieux publics en son honneur. Plusieurs villes ont répondu présentes : Paris a inauguré une place Samuel-Paty en septembre 2021, et Conflans-Sainte-Honorine a donné son nom au collège où il enseignait.

Mais la pression nationale n'a pas fait fléchir David Guiraud. La question de la subordination symbolique se pose : un maire peut-il refuser un nom que le président de la République encourage ? Juridiquement, oui : le choix des noms d'écoles relève de la compétence municipale. Mais politiquement, le geste est fort. L'État peut-il pénaliser la ville pour ce refus ? Difficilement, sans passer pour une ingérence dans les affaires locales. Le coût, pour l'instant, est surtout symbolique.

« Ni oubli, ni instrumentalisation » : vers quelle mémoire pour les élèves de Roubaix ?

Ce refus est-il un cas isolé ou le signe d'une ère nouvelle où l'hommage à Samuel Paty n'est plus un consensus ? D'autres communes ont connu des débats similaires, mais rarement avec une telle virulence. L'argument de l'opposition est clair : « Vous refusez la République. » Celui de la majorité : « Vous l'instrumentalisez. »

Un précédent dangereux ou une respiration locale ?

Pour certains, le refus de Roubaix est un dangereux précédent. Il donne un signal aux forces qui contestent les valeurs républicaines, et affaiblit la portée de l'hommage à un professeur assassiné pour avoir enseigné la liberté d'expression. Pour d'autres, c'est une respiration locale nécessaire : dans une ville où les tensions sont vives, imposer un symbole controversé pourrait faire plus de mal que de bien.

Le débat sur la panthéonisation de Samuel Paty, qui agite régulièrement la classe politique, ajoute une couche de complexité. Certains estiment que l'hommage doit être national, d'autres qu'il doit rester local. La position de Guiraud, en refusant le nom pour l'école, pourrait paradoxalement renforcer l'idée d'une panthéonisation : si les communes ne peuvent pas se mettre d'accord, c'est à l'État de prendre ses responsabilités.

Ce que retiendront les lycéens de ce refus

Revenons aux jeunes, qui sont au cœur de ce débat. Le nom de Samuel Paty ne sera pas sur le mur de leur école. Mais le débat sur son assassinat, lui, sera partout dans les médias. La mémoire est-elle mieux servie par une plaque ou par la polémique qu'elle suscite ? Pour ces lycéens, la question reste ouverte.

Peut-être retiendront-ils que la République n'est pas un bloc monolithique, mais un espace de débat, parfois douloureux. Que l'hommage à un professeur assassiné peut être refusé, non par oubli, mais par crainte d'instrumentalisation. Et que, dans une ville comme Roubaix, la mémoire se construit aussi contre les symboles imposés d'en haut.

Conclusion : le nom de Samuel Paty reste en suspens à Roubaix

Le refus de David Guiraud de donner le nom de Samuel Paty à l'école de la place Chaptal n'est pas un épiphénomène. Il s'inscrit dans une logique politique cohérente : celle d'un maire insoumis qui veut incarner une rupture avec les symboles imposés d'en haut, au profit d'une mémoire locale et d'une action concrète. Mais ce choix divise profondément la ville, entre ceux qui y voient un rejet des valeurs républicaines et ceux qui saluent une respiration démocratique.

L'école portera-t-elle un jour le nom du professeur assassiné ? Rien n'est moins sûr. La majorité municipale ne semble pas prête à céder, et l'opposition n'a pas les voix pour imposer son vœu. En attendant, ce sont les élèves de Roubaix qui grandiront dans une ville où le nom de Samuel Paty n'est pas sur les murs, mais où le débat sur son assassinat continue de hanter les conseils municipaux et les salles de classe. Une mémoire sans plaque, peut-être, mais une mémoire qui reste vivante.

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Questions fréquentes

Pourquoi David Guiraud refuse-t-il le nom Samuel Paty pour une école ?

Le maire LFI de Roubaix, David Guiraud, a refusé la proposition de l'opposition de nommer une future école place Chaptal au nom de Samuel Paty. Il a qualifié ce vœu d'« hypocrite » et d'« opération politicienne », estimant que l'opposition avait eu six ans pour proposer ce nom lorsqu'elle était au pouvoir, mais ne l'a pas fait.

Quel est le taux de pauvreté à Roubaix ?

Selon l'article, le taux de pauvreté à Roubaix frôle les 45 %. La ville est marquée par un chômage touchant plus du quart des actifs et une population dont près de 40 % a moins de 25 ans, ce qui influence la perception des symboles républicains.

Quand Samuel Paty a-t-il été assassiné ?

Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, a été assassiné le 16 octobre 2020 par un terroriste islamiste. Son enseignement sur la liberté d'expression et les caricatures de Charlie Hebdo a été la cause de son assassinat.

Qui a proposé le nom de Samuel Paty pour l'école de Roubaix ?

La proposition a été déposée par le groupe d'opposition Roubaix Ensemble, portée par l'élue Dalila Cherigui. Le vœu a été présenté lors du conseil municipal du 25 juin 2026, mais a été rejeté par la majorité insoumise.

Quels lycéens de Roubaix pensent-ils de l'hommage à Samuel Paty ?

Interrogés, plusieurs lycéens de Roubaix expriment une préférence pour des figures locales comme un résistant du Nord ou un ouvrier des filatures, plutôt que pour Samuel Paty. Ils perçoivent parfois l'hommage comme une imposition extérieure déconnectée des réalités de la ville.

Sources

  1. amf.asso.fr · amf.asso.fr
  2. cnews.fr · cnews.fr
  3. David Guiraud (homme politique) — Wikipédia · fr.wikipedia.org
  4. fr.wikipedia.org · fr.wikipedia.org
  5. franceinfo.fr · franceinfo.fr
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Maxime Delbot @green-pulse

Ingénieur environnement à Grenoble et militant écolo discret, je suis l'actualité climatique et les transitions au quotidien. Je teste tout : vélo, compost, sobriété numérique. Je préfère les solutions concrètes aux grands discours catastrophistes.

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