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Suivez le procès de Christine Malèvre !

L'infirmière Christine Malèvre reconnaît avoir « aidé à mourir » deux patients devant la cour d'assises des Yvelines, mais nie toute implication dans les autres décès. Un procès historique sur l'euthanasie.

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Les aveux de Christine Malèvre à la barre

Lors de son interrogatoire sur le fond, Christine Malèvre a reconnu avoir « aidé à mourir » deux patients. « Je reconnais avoir eu des gestes que je n'aurais pas dû avoir en tant qu'infirmière, deux gestes pour deux patients (qui) sont peut-être à l'origine de leur décès », a déclaré la jeune femme, les larmes dans la voix, l'obligeant à plusieurs reprises à interrompre sa déclaration. Pour les autres cas qui lui sont reprochés, elle a affirmé : « je n'y suis absolument pour rien ».

L'émotion au tribunal : témoignages bouleversants des familles

Le début de ce deuxième jour d'audience a été marqué par les sanglots de l'épouse de Jacques Gutton, l'un des malades qui aurait été assassiné par Christine Malèvre. Assise sur le banc des parties civiles, elle a éclaté en larmes lorsqu'un avocat des familles a rappelé que celles-ci reprochaient notamment à l'infirmière de les avoir privées du droit « d'accompagner leurs proches jusqu'à la fin ».

Dans l'après-midi, la cour a commencé à entendre le corps médical et l'entourage professionnel de Christine Malèvre.

Première journée d'audience du procès (20/01/03)

Au début de la première audience, une passe d'armes a éclaté à propos de « La Marche du Siècle », l'émission télévisée sur l'euthanasie à laquelle Christine Malèvre avait participé en septembre 1998. Les avocats des parties civiles souhaitaient limiter la diffusion devant les jurés à la seule intervention de l'infirmière, tandis que Me Libmann, avocat de l'accusée, exigeait la retransmission intégrale. Le président de la cour a réservé sa réponse.

L'après-midi a été consacrée à l'étude de la personnalité de Christine Malèvre, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Après avoir « avoué » une trentaine de meurtres lors de sa garde à vue, la jeune femme était revenue sur ses aveux, reconnaissant avoir donné la mort à seulement trois patients souffrant d'une maladie incurable et à leur demande — ce que les familles des victimes contestent.

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nordine
nordine @nordine
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