Un projet de trois parcs à Cergy-Pontoise
La France et l'Arabie saoudite ont signé le 24 août 2026 un protocole d'accord pour créer trois parcs d'attractions près de Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise, dont l'un pourrait être consacré à l'univers des mangas, a annoncé Emmanuel Macron. L'investissement annoncé est de 6 milliards d'euros, porté par Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien destinée au divertissement, au sport et à la culture.

Selon une conseillère de l'Élysée citée par l'AFP, le projet est né d'une discussion entre Emmanuel Macron et le prince héritier Mohammed Ben Salman en décembre 2024 à Riyad, autour de leur "passion commune" pour les mangas "et notamment Dragon Ball Z". L'ancien terrain du parc Mirapolis, à Courdimanche près de Cergy, est envisagé pour ce projet. Mirapolis avait ouvert en 1987 et fermé en 1991, après des difficultés financières et une fréquentation insuffisante.
Le thème Dragon Ball ou manga de l'un des trois parcs n'est pas encore officiellement finalisé : les thèmes doivent encore être dévoilés. Le futur complexe est présenté comme un concurrent de Disneyland Paris et du Parc Astérix, avec une envergure comparable à celle de Disneyland Paris selon l'Élysée.

Les estimations d'emplois liées au projet divergent. Le Monde et Le Figaro avancent environ 22 000 emplois directs, tandis que la BBC évoque environ 2 000 emplois. Ces chiffres restent des estimations à confirmer.
Pourquoi "Dragon Ball" d'Akira Toriyama est le manga à redécouvrir
Un succès mondial né en 1984
Dragon Ball est un manga d'Akira Toriyama prépublié dans le Weekly Shōnen Jump du 20 novembre 1984 au 23 mai 1995, édité par Shūeisha en 42 volumes. Glénat publie l'édition française depuis février 1993. C'est l'un des mangas les plus vendus de tous les temps, avec 260 à 300 millions d'exemplaires écoulés et près de 30 milliards d'euros générés par la franchise, selon RTL. Akira Toriyama est décédé le 1er mars 2024, l'année des 40 ans de la série.
Le phénomène s'inscrit dans la place du manga en France, comme le montre Le manga et la France : analyse d'un succès. Dragon Ball, comme One Piece, a traversé les générations et s'impose comme un monument culturel.
Un ton original, différent de l'anime
Le manga original commence comme une comédie d'aventure inspirée d'un roman chinois du XVIe siècle, La Pérégrination vers l'Ouest, avec un petit garçon à queue de singe qui cherche des boules de cristal sacrées avant d'affronter des ennemis de plus en plus puissants. À travers des personnages comme Goku ou Luffy, qui grandissent avec leurs lecteurs et affrontent des ennemis toujours plus redoutables, ces mangas dessinent une école de la persévérance et de l'amitié.
Brigitte Lecordier, qui prête sa voix à Son Goku dans la version française, raconte : "On ne s'en rendait pas compte parce qu'on était dans les studios. Et puis, d'un seul coup, on avait des chiffres qui arrivaient en disant 'C'est un dessin animé qui est extrêmement regardé'."
Quelle édition française choisir pour relire Dragon Ball ?
En France, Glénat propose deux versions de Dragon Ball : l'"Édition originale" (42 tomes, sens de lecture japonais) et la "Perfect Edition", qui adopte un grand format avec un papier de qualité supérieure, une jaquette nouvelle, une traduction corrigée et plus fidèle, ainsi que des planches en couleur inédites en France. Glénat a arrêté la commercialisation des éditions "sens français" (pastel et double) le 30 novembre 2021, pour respecter le sens de lecture initial de Toriyama. Pour relire Dragon Ball, les deux versions restent disponibles chez Glénat.