
Suite à la manifestation du mardi 13 mai, les différents syndicats ont été reçus mercredi soir par François Fillon, chargé du dossier des retraites. Les propositions du ministre des Affaires sociales ont été jugées insuffisantes. En effet, chacun reste campé sur ses positions, ce qui empêche le débat d'avancer.
Pourquoi les professeurs menacent-ils de boycotter les examens ?
L'Éducation nationale, particulièrement touchée par cette réforme, est mécontente. Ce mécontentement s'ajoute à celui lié à la décentralisation et aux suppressions de postes de surveillants. Les professeurs et leurs syndicats sont en désaccord avec le gouvernement sur de nombreux points.
Après les grèves à répétition qui perturbent les élèves présentant un examen en juin, les enseignants cherchent de nouveaux moyens de se faire entendre. Certains évoquent désormais le boycott des examens, et en particulier du Bac, s'ils n'obtiennent pas satisfaction.
Un boycott injuste pour les lycéens
Pénaliser les élèves parce que les syndicats de l'Éducation nationale n'arrivent pas à trouver un accord avec le gouvernement — et en ce moment avec M. Fillon — me semble scandaleux. Nous empêcher de passer nos examens, nous qui ne pouvons pas changer grand-chose à cette situation !
De plus, la critique est aisée mais le gouvernement a le mérite de réformer un système de retraites qui étouffe. Cette réforme ne plaît pas aux agents de la fonction publique, particulièrement touchés. Les syndicats proposent une solution : « prendre aux riches pour donner aux pauvres », autrement dit augmenter les charges patronales.
Mais que risque-t-on alors ? Une moindre compétitivité de nos entreprises…
Les lycéens veulent passer leurs examens
En tout cas, nous, élèves, nous voulons réussir et passer nos examens. La retraite, c'est encore loin pour nous…
NON AU BOYCOTT — sinon les élèves pourraient descendre dans la rue !