
Après la quasi-généralisation des caméras de surveillance à l'entrée des collèges de France, y compris dans des établissements très calmes comme le collège Didier Lamoulie de Miramont-de-Guyenne, la nouvelle mesure sera donc l'installation d'un policier.
C'est suite au jet d'une bouteille d'acide dans la cour — qui n'avait blessé personne — que les professeurs avaient arrêté les cours pendant 2 jours en utilisant leur « droit de retrait » (qui leur avait été refusé). C'est à la suite de cet événement que cette mesure a été mise en place.
Un policier dit « référent » sera donc présent en permanence dans cet établissement classé Zone d'Éducation Prioritaire et qui, malgré l'événement exceptionnel, est considéré comme calme.
Pourquoi les professeurs s'opposent-ils à un policier au collège
Les professeurs sont majoritairement contre cette mesure, d'autant plus que ce collège ne compte que 2 surveillants pour 750 élèves et 2 aides éducateurs. Ils demandent plutôt 2 surveillants supplémentaires et un conseiller d'éducation pour mieux encadrer les élèves.
Cette mesure a été acceptée par le conseil de l'établissement, mais tous ceux qui le fréquentent savent très bien qu'il est loin d'être très représentatif. Les 7 professeurs qui représentaient leurs collègues ont tous voté contre cette mesure, surtout en raison du manque de personnel.
Vers un modèle américain de sécurité à l'école
Cette mesure prise par le ministre de l'Intérieur et non par celui de l'Éducation Nationale montre la vision de notre gouvernement : nos établissements deviennent des prisons avec caméras, policiers, grillages sécurisés...
Notre éducation va de plus en plus vers le modèle américain, que ce soit d'un point de vue de la sécurité — qui d'ailleurs n'a pas empêché de véritables carnages comme celui de Littleton — mais également d'un point de vue scolaire avec l'amende pour absentéisme comme en Grande-Bretagne, et surtout les baisses de budget à l'image de nos universités qui sont deux fois moins financées que celles de la Suisse.