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La politique, doit-on vraiment s'en foutre ?

La démocratie est-elle en danger face au désintérêt des citoyens ? Après la réélection de Chirac, un constat s'impose : l'intérêt pour la politique ne doit pas s'éteindre après chaque scrutin.

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L'élection de Jacques Chirac : un sursaut démocratique

Chirac a gagné. Ce n'est sûrement pas le président qu'aurait souhaité avoir 82,3 % des Français. Mais il est notre président et nous devons lui faire comprendre nos volontés — et cela ne passe pas par un désintérêt pour la politique, comme l'abstention.

Il est maintenant le président de la République pour cinq ans. Les manifestations ont sûrement poussé les gens à aller voter, mais une chose est certaine : la France s'est enfin intéressée à la politique.

Pourquoi les citoyens se sont-ils mobilisés ?

Elle s'est intéressée à la politique parce que la démocratie était en jeu. Les citoyens ont eu peur, et cette peur les a poussés à se soulever pour crier leur colère. Cette colère sera — ou plutôt sera dissipée — rapidement après les élections présidentielles. Chacun rentrera chez soi, dormira pendant cinq ans, sans faire attention à ce que l'on appelle politique.

Pourtant, des gens sont morts pour la démocratie. La démocratie, c'est le pouvoir pour le peuple : c'est le peuple, le citoyen qui décide. Il décide peu de choses, mais nous décidons tout. Le rôle d'un citoyen est aussi de préserver ce qui nous appartient, de préserver des institutions, des enseignements.

Comment préserver la démocratie au quotidien ?

Nous ne devons pas nous demander où en est la démocratie à chaque élection, si elle est menacée ou non, et si c'est le cas, descendre dans la rue crier un bon coup pour rentrer chez soi. Nous devons nous y intéresser, nous devons la comprendre, nous devons montrer que la France n'est pas entre les mains d'une poignée d'hommes plus ou moins compétents.

La France doit être entre les mains d'un peuple uni, soudé dans les institutions démocratiques. Mieux vaut prévenir que guérir : il ne s'agit pas de parler politique du matin au soir ni de débattre sur les trente-cinq heures, mais d'accorder quelques parcelles de temps pour d'abord aller voter, puis s'intéresser aux actualités, au moins nationales.

Nous devrions, je suppose, nous remettre en question, tous, afin de faire en sorte que le 21 avril 2002 reste un coup de chance de l'extrême droite — un simple coup de chance qui ne se reproduira plus.

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ogodei
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