
Jeudi 12 juin marquera le coup d'envoi des épreuves du bac. Après une année de cours, des révisions intenses et un investissement considérable dans la préparation de l'examen, les élèves s'apprêtent à affronter cette échéance majeure. Pourtant, face au climat social tendu, le bon déroulement des examens reste incertain. En effet, certains professeurs maintiennent leur mouvement de grève. Ils expriment leur mécontentement sur deux sujets :
- la décentralisation, malgré la réouverture des négociations et le report du projet à la mi-septembre. Précisons que cette réforme concerne le personnel ATOS (agents d'entretien, de ménage, de cuisine...) et non les enseignants ;
- la retraite, qui suscite de vives contestations au sein de la fonction publique, ces derniers conservant le calcul de leur pension sur les 6 derniers mois (contre les 25 meilleures années pour le secteur privé).
Pourquoi les lycéens refusent d'être pris en otage
Les lycéens ne sont pour rien dans ces réformes et ne demandent qu'à passer leurs examens. Par RESPECT pour le travail fourni, les professeurs se doivent d'assurer le bon déroulement des épreuves. Leur conscience professionnelle devrait d'ailleurs les guider dans ce sens. Par comparaison, un médecin n'abandonnerait pas un patient qui a besoin de lui !
Boycotter les examens porterait atteinte au droit à l'enseignement. De surcroît, les élèves et leurs parents n'accepteraient pas l'annulation des épreuves.
Bac 2025 : un appel à la responsabilité des enseignants
Professeurs, ne nous empêchez pas de valider notre année. Mesurez les conséquences de vos actes. Soyez cohérents : vous nous incitez à réviser avec rigueur, et simultanément, vous envisageriez de bloquer le bac ? Quel message cela enverrait-il ?
Les élèves refusent catégoriquement de servir de monnaie d'échange dans ce conflit.
Cette affirmation m'interpelle : « Si les examens se passent mal, ce sera de la faute du gouvernement et non celle des professeurs. » Il est facile de rejeter la responsabilité sur autrui, mais il faut assumer ses choix. Le gouvernement a ouvert des pistes de négociations (décentralisation) et a révisé sa position sur plusieurs points (calcul de la retraite, minimum garanti...). Les syndicats, eux, réclament le retrait pur et simple des réformes. Est-ce là l'esprit du dialogue ?
Craignons de devenir les victimes d'un bras de fer syndical. Informons-nous et analysons la situation avec lucidité !
Élevons le débat au-dessus des clivages politiques et laissons place au savoir-vivre.
Nous comptons sur vous, chers professeurs, pour accorder à vos élèves l'importance qu'ils méritent et garantir le passage de nos examens.