Incendie de forêt dans le sud de la France, photographié au crépuscule.
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Incendies France aujourd'hui : visualisez en carte les feux en cours dans le Sud

Six départements du sud de la France sont en alerte maximale ce 2 juillet 2026, avec 900 hectares brûlés dans l'Aude et 3 000 personnes évacuées dans les Pyrénées-Orientales.

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Le 2 juillet 2026, six départements du sud de la France sont placés en alerte maximale face aux incendies qui ravagent déjà des milliers d'hectares. Dans l'Aude, un feu parti de l'Hérault a parcouru 900 hectares et mobilise 550 pompiers appuyés par des moyens aériens. Pour suivre la situation en temps réel, une carte interactive permet désormais de localiser chaque foyer actif, chaque zone évacuée et chaque département en vigilance. Voici ce qu'il faut savoir pour comprendre l'ampleur du phénomène et protéger ceux qui vivent ou séjournent dans ces régions.

Incendie de forêt dans le sud de la France, photographié au crépuscule.
Incendie de forêt dans le sud de la France, photographié au crépuscule. — (source)

Incendies France carte : visualisez en temps réel les foyers dans l'Aude et le Gard

La carte interactive publiée par Le Figaro le 2 juillet 2026 est devenue l'outil central pour suivre l'évolution des incendies dans le sud de la France. Contrairement aux cartes statiques des années précédentes, celle-ci se met à jour en continu et agrège les données des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS), des préfectures et de Météo-France.

Sur cette carte, chaque foyer actif apparaît sous forme de point rouge, avec des informations détaillées sur la surface parcourue, le nombre de pompiers mobilisés et les éventuelles évacuations ordonnées. Les zones sous vigilance « danger très élevé » sont colorées en rouge vif, tandis que les départements en orange indiquent un risque sérieux mais moindre.

Les incendies en cours dans le sud de la France, principalement dans l'Aude, les Bouches-du-Rhône et les Pyrénées-Orientales, où des milliers d'hectares sont déjà ravagés

L'interface est conçue pour être accessible depuis un smartphone, ce qui permet aux résidents et aux vacanciers de vérifier la situation avant chaque déplacement. Les jeunes, souvent en déplacement pour leurs jobs saisonniers ou leurs vacances, peuvent ainsi adapter leurs itinéraires et éviter les zones à risque. La carte intègre également les routes coupées et les périmètres de sécurité, une fonctionnalité précieuse pour ceux qui doivent traverser les régions touchées.

Aude, Bouches-du-Rhône, Pyrénées-Orientales : les trois départements où les incendies font rage

Le feu le plus préoccupant ce 2 juillet 2026 se situe dans l'Aude, à la frontière avec l'Hérault. Parti de la commune d'Oupia, il a déjà parcouru 900 hectares et mobilise 550 pompiers appuyés par quatre Canadair, deux Dash et un hélicoptère bombardier d'eau. Les villages de Pouzols-Minervois et Mailhac ont été partiellement évacués, avec 150 à 200 personnes déplacées vers des hébergements d'urgence.

Carte des milliers d'hectares brûlés par les incendies en France et en Corse depuis le début de l'été.
Carte des milliers d'hectares brûlés par les incendies en France et en Corse depuis le début de l'été. — (source)

Au nord de Marseille, plusieurs foyers sont actifs dans les Bouches-du-Rhône. Les conditions sont particulièrement difficiles en raison du vent et de la sécheresse de la végétation. Dans les Pyrénées-Orientales, la situation est également tendue : 3 000 personnes ont déjà été évacuées des communes de Sainte-Marie-la-Mer et Canet-en-Roussillon, où des campings et le pôle nautique ont dû fermer leurs portes.

Ces trois départements concentrent l'essentiel des moyens de lutte, mais les pompiers préviennent que la situation peut évoluer rapidement. Le terrain vallonné du Minervois et les conséquences de la tempête Nils, qui a couché la végétation en février 2026, transforment la forêt en un immense tapis de combustible.

« Mise à jour en direct » : comment la carte du Figaro agrège les données officielles

La carte interactive ne se contente pas d'afficher une photo satellite figée. Elle capte en temps réel les remontées des SDIS, qui transmettent leurs données via des protocoles sécurisés. Les préfectures y ajoutent les arrêtés d'évacuation et les restrictions d'accès, tandis que Météo-France fournit les prévisions de vent et d'humidité.

Ce système permet d'obtenir une vision quasi instantanée de la situation, avec une fiabilité élevée. Les données sont vérifiées avant d'être publiées, ce qui évite les fausses alertes et les rumeurs qui circulent souvent sur les réseaux sociaux lors des crises. Pour les jeunes qui travaillent dans les zones touristiques ou qui y passent leurs vacances, consulter cette carte chaque matin est devenu un réflexe aussi naturel que de regarder la météo.

Incendie de forêt dans le sud de la France, avec des pins en silhouette.
Incendie de forêt dans le sud de la France, avec des pins en silhouette. — (source)

Comment utiliser la carte pour planifier ses déplacements

La carte propose plusieurs couches d'information superposables. En activant le calque « routes coupées », on visualise immédiatement les axes fermés à la circulation. Le calque « périmètres de sécurité » montre les zones interdites d'accès, tandis que le calque « foyers actifs » localise chaque incendie avec sa surface estimée.

Pour les automobilistes, un code couleur indique le niveau de restriction : rouge pour les routes totalement fermées, orange pour les déviations conseillées, vert pour les axes ouverts. Les randonneurs peuvent quant à eux vérifier si les sentiers qu'ils prévoient d'emprunter traversent des zones à risque.

Incendies France 2025 bilan : 37 000 hectares brûlés, et 2026 pourrait être pire

Prendre du recul permet de mesurer l'ampleur du phénomène. L'année 2025 avait déjà été qualifiée de « noire » par les autorités, avec 37 000 hectares partis en fumée sur l'ensemble du territoire français. Mais les chiffres de 2026, dès le début du mois de juillet, indiquent une tendance encore plus alarmante.

Selon le Système européen d'information sur les feux de forêt (EFFIS), 27 541 hectares avaient déjà brûlé depuis le début de l'année 2026 au 2 juillet. À titre de comparaison, le total de 2025 n'était que de 37 000 hectares sur l'ensemble des douze mois. Si le rythme actuel se maintient, la barre des 50 000 hectares pourrait être franchie avant la fin de l'été.

Ce contexte historique justifie la vigilance extrême déployée par les autorités. Le premier ministre Sébastien Lecornu a présidé une cellule de crise à Marseille le 2 juillet, où il a alerté sur le caractère « prématuré » de la saison des feux. « La saison a quinze jours d'avance sur son calendrier habituel », a-t-il déclaré, s'inquiétant de « l'endurance des moyens de lutte ».

7 000 départs de feu et 27 000 hectares brûlés depuis janvier : la comptabilité alarmante de Sébastien Lecornu

Les chiffres annoncés après la cellule de crise à Marseille donnent le vertige. Depuis le début de la saison, 7 000 départs de feu ont été recensés, dont 8 700 hectares rien qu'en pleine saison estivale. Quelque 2 000 sapeurs-pompiers sont mobilisés chaque jour sur l'ensemble du territoire, et 3 000 personnes ont déjà été évacuées dans les seules Pyrénées-Orientales.

Ces données, fournies par le ministère de l'Intérieur, confirment une accélération nette par rapport à 2025. À la même période l'an dernier, le nombre de départs de feu était inférieur de 15 %, et les surfaces brûlées de 20 %. Les autorités attribuent cette aggravation à la conjonction de plusieurs facteurs : une sécheresse hivernale record, des températures déjà caniculaires en juin, et des vents violents qui attisent les flammes.

Un pompier a été légèrement blessé dans les opérations de lutte, mais les autorités soulignent que le dispositif tient grâce à la coordination entre les SDIS locaux et les renforts nationaux.

BDIFF : la base de données publique qui archive tous les incendies depuis 2006

Carte du sud de la France, région concernée par les feux de forêt.
Carte du sud de la France, région concernée par les feux de forêt. — (source)

Pour ceux qui souhaitent approfondir leur compréhension du phénomène, la Base de Données sur les Incendies de Forêt en France (BDIFF) est une ressource précieuse. Accessible sur data.gouv.fr, elle centralise les données sur les incendies de forêt depuis 2006 et les met à disposition du public et des services de l'État.

Cette application permet de consulter les données nationales agrégées à la commune, jusqu'à l'année antérieure à l'année en cours. Ainsi, les données de 2025 sont disponibles, tandis que celles de 2026 ne le seront qu'en 2027. Pour les étudiants, les chercheurs ou simplement les curieux, la BDIFF offre une vision historique précieuse : on peut y voir l'évolution du nombre de feux par département, les surfaces brûlées année après année, et les communes les plus touchées.

L'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) gère cette base, qui couvre l'ensemble du territoire français avec une granularité communale.

Comparaison européenne : où se situe la France ?

Les données EFFIS montrent que la France n'est pas le seul pays méditerranéen touché. L'Espagne, l'Italie et la Grèce connaissent également des saisons des feux précoces. En 2025, l'Union européenne a enregistré plus de 500 000 hectares brûlés, dont 37 000 en France. En 2026, les projections sont encore plus pessimistes : les températures records du printemps et le déficit de précipitations laissent présager une saison catastrophique.

Le mécanisme européen de protection civile, qui permet le déploiement de pompiers étrangers, est activé dès le début juillet. La France a déjà sollicité des renforts auprès de la Roumanie, de la Grèce et de l'Italie.

Bouches-du-Rhône, Gard, Vaucluse… six départements sous alerte maximale ce 2 juillet

Météo-France a placé six départements en niveau « danger très élevé » ce 2 juillet 2026 : les Bouches-du-Rhône, le Gard, le Vaucluse, l'Hérault, l'Aude et les Pyrénées-Orientales. Six autres départements sont en vigilance orange : la Drôme, l'Ardèche, le Var, l'Aveyron, le Tarn et la Haute-Garonne, même si cette alerte doit être levée vendredi pour les deux derniers.

Concrètement, cette classification signifie que les conditions météorologiques (température élevée, vent fort, faible humidité) créent un environnement extrêmement favorable aux départs de feu et à leur propagation rapide. Les préfectures peuvent alors prendre des arrêtés interdisant l'accès aux massifs forestiers, les barbecues, les feux d'artifice, et même certains travaux agricoles ou forestiers.

Pour les jeunes qui vivent, travaillent ou sont en stage dans ces départements, ces alertes ne sont pas une simple information météo : elles conditionnent leurs déplacements, leurs activités et parfois leur sécurité. Ne pas respecter les consignes de prévention édictées par les autorités expose à une amende de 4e classe.

Météo des forêts et préfectures : le trio d'alertes à activer sur son téléphone

Pour ne rien rater des consignes officielles, trois canaux d'information sont à activer en priorité. La Météo des forêts, proposée par Météo-France depuis 2023 et renouvelée pour l'été 2026, est accessible via un onglet dédié sur le site de Météo-France ou sur son application mobile. Elle propose une information départementale simplifiée avec une échelle de risque à quatre couleurs.

Il est également possible de s'abonner aux alertes email sur Service-Public.fr, qui vous prévient dès qu'un article est publié sur les thématiques environnementales. Enfin, suivre les comptes Twitter des SDIS locaux et de VigilanceMétéo permet de recevoir les informations en temps réel.

Pour les 16-25 ans, ces réflexes numériques sont naturels, mais encore faut-il savoir quels comptes suivre et quelles alertes activer. Un petit tour dans les paramètres de son téléphone pour ajouter les notifications de Météo-France peut faire la différence entre une journée tranquille et une évacuation précipitée.

Vigilance rouge vs orange : le mode d'emploi pour ne pas mettre sa vie en danger

La différence entre vigilance rouge et orange n'est pas qu'une question de couleur. En vigilance orange, les consignes sont claires : ne pas faire de barbecue, ne pas fumer en forêt, éviter les routes forestières et reporter les randonnées. En vigilance rouge, ces interdictions deviennent absolues et s'accompagnent souvent de restrictions d'accès aux massifs.

Il faut garder en tête que 9 départs de feu sur 10 sont d'origine humaine, et que la plupart sont déclenchés par imprudence. Un mégot jeté par la fenêtre d'une voiture, un barbecue mal éteint, une étincelle de débroussailleuse : ces gestes anodins peuvent provoquer un incendie dévastateur. Les pompiers rappellent que la meilleure protection, c'est la prévention.

Les gestes qui sauvent en cas d'incendie

Si vous êtes témoin d'un début d'incendie, prévenez le 18 (sapeurs-pompiers), le 112 (numéro d'appel européen) ou le 114 (numéro d'urgence pour les personnes sourdes ou malentendantes). Essayez de localiser le départ de feu en indiquant l'adresse ou, si possible, utilisez la géolocalisation de votre téléphone portable.

Mettez-vous à l'abri dans une habitation débroussaillée en attendant l'intervention des secours. La voiture n'est pas un abri sûr car elle pourrait brûler. Restez informé de la situation et conformez-vous aux consignes des secours ou de la mairie.

Jobs saisonniers et campings évacués : l'impact économique des incendies sur la jeunesse du Sud

Au-delà des images spectaculaires des Canadair et des évacuations, les incendies ont des conséquences directes sur le porte-monnaie et le quotidien des jeunes du Sud. Campings fermés, festivals annulés, saisonniers au chômage technique : l'économie touristique locale encaisse des coups durs.

Les Pyrénées-Orientales sont particulièrement touchées. Avec 3 000 personnes évacuées, dont une grande partie de touristes et de saisonniers, la saison estivale est compromise. Les jeunes qui comptaient sur ces jobs pour financer leurs études ou leurs projets se retrouvent sans solution du jour au lendemain.

Pour comprendre la vitesse de propagation d'un brasier, lire aussi notre récit minute par minute de l'incendie de Notre-Dame.

Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie-la-Mer : le pôle nautique fermé, les saisonniers au chômage technique

À Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie-la-Mer, les évacuations ont concerné des campings entiers et le pôle nautique. Pour les moniteurs de voile, les animateurs de plage et les serveurs des restaurants de bord de mer, c'est une semaine de salaire qui s'envole. Certains saisonniers, logés dans les campings évacués, se retrouvent même sans hébergement.

Les employeurs, eux, doivent gérer l'incertitude : rouvrir dès que possible ou attendre la levée des alertes ? Les pertes financières s'accumulent, et certains petits commerces risquent de ne pas survivre à une saison blanche. Pour les collectivités locales, c'est aussi une manne touristique qui fond sous l'effet des flammes.

Les jeunes saisonniers sont particulièrement vulnérables. Beaucoup n'ont pas de contrat de travail stable et dépendent des pourboires ou des heures supplémentaires pour boucler leurs fins de mois. La fermeture d'un camping, c'est potentiellement plusieurs centaines d'euros de revenus perdus.

150 personnes évacuées à Pouzols-Minervois : qui paie l'hébergement d'urgence ?

Dans l'Aude, l'évacuation nocturne des villages de Pouzols-Minervois et Mailhac a mobilisé les communes. Les 150 à 200 personnes déplacées ont été hébergées dans des salles des fêtes, des gymnases ou chez des particuliers. La solidarité joue à plein, mais elle a un coût : repas, lits de camp, produits d'hygiène, transport.

Les communes doivent arbitrer entre les dépenses de prévention (débroussaillage, entretien des pistes) et celles de reconstruction (réparation des routes, indemnisation des sinistrés). Les budgets serrés des petites communes rurales ne permettent pas toujours de faire face, et certaines doivent solliciter des aides d'urgence de l'État.

Le préfet de l'Aude, Alain Bucquet, a activé le Centre opérationnel départemental pour coordonner les secours et informer la population. Les routes départementales concernées ont été coupées pour permettre le passage des engins de secours.

L'impact sur le tourisme estival

Au-delà des évacuations immédiates, c'est toute la saison touristique qui est menacée. Les réservations de dernière minute chutent dès qu'un département est placé en alerte rouge. Les campings, hôtels et restaurants des zones non touchées subissent également les conséquences : les touristes annulent leurs séjours par peur des incendies.

Les offices de tourisme locaux tentent de rassurer les visiteurs, mais les images des Canadair et des fumées noires diffusées en continu sur les chaînes d'information dissuadent les vacanciers. Pour les communes qui dépendent à 80 % du tourisme estival, c'est une catastrophe économique.

550 pompiers et 4 Canadair : les moyens XXL déployés dans l'Aude face aux flammes

Face à l'ampleur du sinistre dans l'Aude, les moyens déployés sont impressionnants. 550 pompiers, 4 Canadair, 2 Dash et un hélicoptère bombardier d'eau luttent sans relâche depuis le 1er juillet. Le feu, parti d'Oupia dans l'Hérault, a déjà parcouru 900 hectares et n'est pas encore maîtrisé.

Les conditions de travail des pompiers sont extrêmement difficiles : terrain vallonné, chaleur accablante, fumée dense. Un pompier a été légèrement blessé, mais les autorités soulignent que le dispositif tient grâce à la coordination entre les SDIS locaux et les renforts nationaux.

Le feu d'Oupia : 900 hectares parcourus, un combat dans un terrain rendu dangereux par la tempête Nils

Le feu d'Oupia est particulièrement difficile à maîtriser pour plusieurs raisons. D'abord, le terrain vallonné du Minervois complique l'accès des engins et l'efficacité des largages aériens. Ensuite, la tempête Nils de février 2026 a couché une grande partie de la végétation, créant un tapis continu de bois mort et de broussailles qui alimente les flammes.

Les pompiers doivent également composer avec le vent, qui change de direction plusieurs fois par jour et peut transformer un foyer maîtrisé en un brasier incontrôlable en quelques minutes. Le préfet de l'Aude, Alain Bucquet, a activé le Centre opérationnel départemental pour coordonner les secours et informer la population.

Fumée d'un incendie de forêt s'élevant derrière une chaîne de montagnes dans le sud de la France.
Fumée d'un incendie de forêt s'élevant derrière une chaîne de montagnes dans le sud de la France. — (source)

Les routes départementales ont été coupées pour permettre le passage des engins de secours. Les habitants des zones évacuées ont été invités à se réfugier chez des proches ou dans les hébergements d'urgence mis à disposition par les communes.

L'Europe en renfort : 66 pompiers roumains, 34 grecs, 13 italiens

La solidarité européenne joue à plein dans cette crise. Pas moins de 113 pompiers venus de trois pays différents sont déployés sur le terrain : 66 Roumains, 34 Grecs et 13 Italiens. Ces renforts, coordonnés par le mécanisme européen de protection civile, permettent de soulager les équipes françaises et d'assurer une présence continue sur les foyers les plus actifs.

Mais ce déploiement a un coût. Le transport, l'hébergement et la rémunération de ces pompiers étrangers sont pris en charge par le budget de l'Union européenne et par l'État français. Les SDIS, dont les budgets sont déjà sous tension, doivent composer avec des saisons qui s'allongent et des moyens qui s'épuisent.

Le matériel aérien : des Canadair aux hélicoptères bombardiers d'eau

Les quatre Canadair déployés sur le feu d'Oupia effectuent des rotations incessantes. Chaque appareil peut larguer jusqu'à 6 000 litres d'eau par passage. Les deux Dash, plus petits mais plus maniables, interviennent dans les zones difficiles d'accès. L'hélicoptère bombardier d'eau, quant à lui, peut se poser sur des terrains restreints pour se ravitailler.

Ce matériel est coûteux à entretenir et à faire voler. Une heure de vol de Canadair coûte environ 10 000 euros. Pour une journée complète d'intervention, la facture peut atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros.

« La saison a quinze jours d'avance » : le signal d'alarme du gouvernement sur le climat

Le premier ministre Sébastien Lecornu a lancé un signal d'alarme lors de la cellule de crise à Marseille le 2 juillet. « La saison des incendies a au moins quinze jours d'avance sur son calendrier habituel », a-t-il déclaré, s'inquiétant de « l'endurance des moyens de lutte » sans faire d'annonces précises.

Ce décalage calendaire est une conséquence directe du changement climatique. Les hivers plus doux et les printemps plus secs réduisent la période pendant laquelle la végétation est suffisamment humide pour résister aux flammes. Résultat : la saison des feux commence plus tôt et se termine plus tard, mettant les pompiers sous pression pendant plusieurs mois supplémentaires.

Sécheresse, canicule et vent : le cocktail météo qui transforme la forêt en poudrière

La situation actuelle résulte de la conjonction de plusieurs facteurs météorologiques. La sécheresse hivernale a laissé la végétation particulièrement sèche dès le printemps. Les températures anormalement élevées de juin ont accéléré l'évaporation de l'humidité résiduelle. Et le vent, qui souffle régulièrement ces derniers jours, attise les flammes et propage les braises sur de longues distances.

La Météo des forêts, qui estime le danger de feux prévu à partir des conditions météorologiques, affiche du rouge sur une large bande du sud de la France. Cette carte, mise à jour quotidiennement, est un outil essentiel pour anticiper les risques et adapter ses comportements.

Météo-France précise que la Météo des forêts n'informe pas sur les incendies en cours ou à venir : elle estime le danger de feux prévu à partir des conditions météorologiques. La carte des feux en cours, fournie par Le Figaro, est donc complémentaire.

Vers une nouvelle normalité ? Les budgets des SDIS sous pression

La déclaration de Sébastien Lecornu sur « l'endurance des moyens de lutte » ouvre une question économique cruciale. Les saisons des feux sont plus longues, les coûts de lutte explosent (carburant des avions, heures supplémentaires des pompiers, matériel), et les ressources humaines et matérielles doivent être repensées.

Faut-il augmenter les budgets des SDIS ? Recruter davantage de pompiers professionnels ? Investir dans des moyens aériens supplémentaires ? Ces questions, qui étaient encore taboues il y a quelques années, sont désormais au cœur du débat public. Les jeunes, qui subissent les conséquences économiques des incendies (jobs saisonniers perdus, logements endommagés), sont directement concernés par ces choix budgétaires.

Le premier ministre n'a pas fait d'annonces précises lors de la cellule de crise, mais il a promis une réflexion sur le financement des SDIS et sur la mutualisation des moyens entre départements.

Le rôle de la prévention individuelle

Face à l'ampleur du phénomène, la prévention individuelle reste la meilleure arme. Chaque citoyen peut contribuer à réduire les risques en adoptant les bons gestes : ne pas jeter de mégots, ne pas allumer de barbecue en forêt, signaler tout départ de feu aux autorités.

Les communes, quant à elles, doivent intensifier le débroussaillage et l'entretien des pistes forestières. Les obligations légales de débroussaillement (OLD) sont souvent mal respectées, faute de moyens ou de sensibilisation.

Conclusion : les trois réflexes à adopter pour un été serein dans le Sud

Face à la violence des incendies et à l'incertitude qu'ils créent, il est possible de reprendre le contrôle de la situation en adoptant trois réflexes simples mais efficaces.

Ouvrir la carte du Figaro au réveil et avant chaque sortie. Cette carte interactive, mise à jour en temps réel, permet de connaître les foyers actifs, les zones évacuées et les départements en vigilance. C'est le premier geste à adopter pour éviter de se retrouver piégé par les flammes.

Activer les notifications de Météo des forêts et suivre le compte Twitter de ta préfecture. Les alertes officielles sont le moyen le plus fiable d'être informé des restrictions d'accès et des ordres d'évacuation. Ne pas les respecter expose à des amendes, mais surtout à des risques mortels.

Adopter les bons gestes : pas de feu, pas de mégot en forêt, randonnée reportée en cas d'alerte orange. 9 départs de feu sur 10 sont d'origine humaine. La majorité des incendies pourraient être évités si chacun respectait ces consignes de bon sens.

La vigilance individuelle est le meilleur rempart contre la panique. Les pompiers sont là pour protéger, mais ils ne peuvent pas être partout à la fois. En adoptant ces réflexes, chacun peut contribuer à réduire les risques et à passer un été plus serein dans le Sud.

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Questions fréquentes

Où se situe le plus gros incendie en France aujourd'hui ?

Le feu le plus préoccupant se situe dans l'Aude, à la frontière avec l'Hérault, parti de la commune d'Oupia. Il a déjà parcouru 900 hectares et mobilise 550 pompiers.

Combien d'hectares ont brûlé en France en 2026 ?

Au 2 juillet 2026, 27 541 hectares avaient déjà brûlé depuis le début de l'année. Si le rythme se maintient, la barre des 50 000 hectares pourrait être franchie avant la fin de l'été.

Quels départements sont en alerte maximale incendie ?

Six départements sont en niveau « danger très élevé » : les Bouches-du-Rhône, le Gard, le Vaucluse, l'Hérault, l'Aude et les Pyrénées-Orientales. Six autres sont en vigilance orange.

Comment suivre les incendies en temps réel dans le sud ?

Une carte interactive du Figaro, mise à jour en continu, agrège les données des SDIS, des préfectures et de Météo-France. Elle localise chaque foyer actif, zone évacuée et département en vigilance.

Quels sont les gestes à adopter face à un incendie ?

Prévenez le 18, le 112 ou le 114. Mettez-vous à l'abri dans une habitation débroussaillée, pas dans une voiture. Restez informé et suivez les consignes des secours.

Sources

  1. Le Monde - Toute l’actualité en continu · lemonde.fr
  2. cnews.fr · cnews.fr
  3. data.gouv.fr · data.gouv.fr
  4. lefigaro.fr · lefigaro.fr
  5. lefigaro.fr · lefigaro.fr
geo-decoder
Théo Aubot @geo-decoder

Passionné de géopolitique depuis le lycée, je dévore les cartes, les atlas et les analyses internationales. Étudiant en relations internationales à Lyon, je rêve de comprendre pourquoi le monde tourne comme il tourne. Je collectionne les vieux numéros de revues géopolitiques.

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