Trompée, je suis trompée
Trompée par celui à qui j'avais tout donné. Un récit bouleversant sur une trahison inattendue, le mensonge et une confiance brisée par l'insoupçonnable.
Trompée par celui à qui j'avais tout donné. Un récit bouleversant sur une trahison inattendue, le mensonge et une confiance brisée par l'insoupçonnable.
Rien ne sera jamais plus comme avant. Il y a comme une odeur âpre, un goût amer, un air de fin de vacances, de fin d'été. Mais tout ça sonne surtout comme la fin de mon enfance.
Je marche droit devant. Je ne dois pas me retourner. Il ne faut surtout pas que je me retourne. Si je croise ton regard, je n'aurais jamais le courage de partir.
Tu as recommencé. Tu avais pourtant juré que tu en avais fini pour de bon. Je pensais que tu étais sincère. Je crois en fait que tu l'étais. J'ai cru à une époque que je pouvais te tirer de toute cette merde mais on ne peut pas changer les gens. Ou alors il faut qu'ils le veulent vraiment.
Le 12 mai 1983 à 11h24, alors que monsieur Chabot, un trentenaire habitant dans un pavillon de la rue Lepoix, commence à tondre la pelouse de son petit jardinet bien propret en évitant soigneusement les parterres de tulipes de sa femme Sylvie, chuine la petite Bertie Chabot, leur fille de 5 ans, dont la poupée Cynthia vient de perdre un bras.
Il est des gens qui L'attendent de loin, scrutant l'horizon pour Le voir apparaître, il est des chanceux qui Le trouvent sans même Le chercher, il y a les sceptiques ou les blasés qui diront qu'ils n'Y croient pas ou plus, c'est qu'ils n'Y ont jamais été vraiment confrontés ; Il y a ceux qui.
Parce qu'il y a des mots que l'on a besoin d'entendre.
Me vois-tu ? Eho ! J'existe ! Je suis là, à quelques mètres de toi. M'as-tu vu ? Je veux dire "m'as-tu vraiment vu" ?
Il y a des jours où l'on aurait préféré ne pas sortir de son lit. C'était un de ceux là, pensa Julie, qui aurait préféré ne jamais s'être trouvée là.
A nos débuts, ton visage rayonnait quand j'arrivais, tes yeux brillaient quand tu me regardais, tu frissonnais quand je t'effleurais, tu buvais mes paroles quand je te parlais. Tu t'émerveillais de chacun de mes gestes, de chacune de mes phrases. J'étais flattée de tant d'attention. Alors je suis devenue ta Princesse.
Elle se réveillait toujours avant que son autoradio ne se mette en marche. Toujours deux minutes avant. Elle aimait cet instant, elle savait qu'il lui restait deux minutes dans son lit, deux minutes de rêves, deux minutes au chaud, deux minutes où ses soucis ne viendraient pas l'accabler.
Si j'avais l'occasion de te parler, voilà ce que je te dirais; lettre à celle qui m'a remplacée.