
Mon histoire a débuté il y a maintenant un an et demi environ, plus précisément le 27 novembre 2003. Un début classique, bien que assez rapide !
Un jeudi soir vers 18h, en sortant d'une journée éprouvante de cours, je me rends vers les arrêts de bus pour rejoindre quelques amis et décompresser un peu. Un peu plus tôt dans l'après-midi, une amie m'avait envoyé un SMS me disant qu'une de ses amies avait flashé sur moi et me demandait de venir la retrouver pour me la présenter.
Un peu stressé, j'avais accepté... Donc un peu tendu, me voilà à l'heure du rendez-vous à attendre... Puis elles font leur apparition. J'avais le cœur qui battait à mille à l'heure. Les présentations faites, je me retrouve très vite encerclé par une dizaine de filles, que je ne connaissais d'ailleurs pas pour la plupart, me demandant si je voulais bien sortir avec la fille en question.
Je suis complètement perdu à ce moment, me demandant même ce que je fais là, mais en même temps je suis assez content au fond de moi-même.
Puis tout finit par se calmer un peu. La fille, répondant par le doux prénom d'Aurore, me propose que l'on aille faire un tour pour faire plus ample connaissance et surtout être tranquilles. Après quelques discussions basiques (nom, âge, lycée fréquenté...), elle me demande si je veux sortir avec elle. Après un très court moment de réflexion, le temps de réaliser ce qui m'arrive, je lui réponds « Oui ».

Mère toxique : quand elle essaie de nous séparer
Les couples autour de nous cassent, et nous, notre amour devient de plus en plus fort chaque jour qui passe... Tout va pour le mieux. Seule ombre au tableau : sa mère ne m'aime vraiment pas.
« Bon, c'est le début de notre relation donc après tout c'est peut-être normal qu'elle ne m'apprécie pas, elle est méfiante », me dis-je...
Le temps passe, les choses commencent légèrement à se décanter. En apparence, au bout de 7 mois, je découvre enfin où elle habite et y reste même une semaine pour dormir.
Arrive septembre. Les cours me gonflent au plus haut point, comme pas mal de lycéens je pense d'ailleurs. Je décide de tout plaquer (niveau études), je donne donc ma démission et me trouve du boulot, assez rapidement ! Je n'ai pas été gardé très longtemps, mais suis rappelé assez souvent par l'entreprise pour faire des remplacements.
Sa mère me critique de plus en plus lorsque ma chérie rentre chez elle les week-ends, lui rendant la vie invivable... Puis elle essaie de nous séparer, supprimant successivement les sorties qu'elle avait le droit, le soir de 18h à 19h. Déjà qu'elle n'en avait que deux, voilà qu'elle se retrouve avec une seule sortie dans la semaine.
Malheureusement, on fait avec et on commence à s'y habituer. Elle lui enlève donc la deuxième. Là, ça commence à faire trop ! Puis pour finir, elle téléphone au lycée leur demandant de l'empêcher de sortir, que ce soit le matin, le midi ou le soir. En gros, elle veut l'enfermer. Il me semble qu'un lycée est un lieu d'apprentissage et non une prison, enfin selon moi...

Harcèlement et manipulation : comment réagir face à une mère toxique
Sa mère avait déjà tout prévu, puisque pour l'année suivante, elle l'avait déjà inscrite dans une école bien loin de ma ville pour être sûre que l'on ne puisse plus nous fréquenter.
On décide de réagir, il faut qu'elle arrive à parler à sa mère... Elle trouve le courage de lui dire qu'elle en a marre et qu'elle va partir de chez elle pour me rejoindre. J'écoute en même temps la discussion grâce à son téléphone qu'elle a fait exprès de décrocher pour que j'écoute. Comme d'habitude, j'en prends plein la gueule : elle ne devrait pas venir chez moi, je suis un feignant, un profiteur, et en plus ma famille n'est pas assez bien puisque nous sommes une famille recomposée (je préciserai d'ailleurs au passage que sa mère a toujours vécu seule et que sa fille, elle l'a adoptée).
Au bout d'un moment, après m'avoir bien critiqué, elle va s'enfermer dans sa chambre, en gueulant que de toute façon elle n'avait qu'à partir, qu'elle donnerait toutes ses affaires à d'autres personnes, qu'elle se débarrasserait de l'argent qu'elle a (en quantité d'ailleurs...), qu'elle allait se suicider, bref toutes les conneries inimaginables qu'elle puisse dire pour la faire rester. Je téléphone donc avec des amis de sa famille pour qu'ils aillent calmer un peu la situation. Bien sûr, on trouve le moyen de nous trouver tord...
Ma chérie finit tout de même par me rejoindre le lendemain en début d'après-midi pour que l'on discute un peu avant de devoir repartir deux heures plus tard pour aller faire la « nounou » avec ses cousins (chose qui était prévue longtemps à l'avance). Elle tient donc ses engagements et me revient le dimanche vers midi pour que l'on termine le week-end ensemble.
Elle essaie tout de même de contacter sa mère, car elle ne souhaite pas partir « fâchée » : elle est juste partie pour notre bien. Elle finit par l'avoir au téléphone le soir, ça n'a pas trop l'air d'aller mal. Elles conviennent de se rappeler le lendemain.
Le lendemain, ma chérie attend le coup de fil... En vain... Elle ne peut pas l'appeler n'ayant plus de crédit, et d'ailleurs ça aurait été chose inutile car depuis ce jour elle a décroché le téléphone pour être sûre que personne ne puisse la joindre.
Voilà où en est la situation pour le moment.
Témoignage : rester libre face à la pression familiale
Sa tante lui a envoyé une lettre, que j'ai trouvée vraiment odieuse. Elle ose lui reprocher d'être partie malgré tout ce que sa mère avait « soi-disant » fait pour elle, les fois où elles étaient parties en vacances, etc. Je n'ai pas pu m'empêcher, j'ai répondu à sa lettre, disant tout ce que je pensais. Je n'ai pas encore eu de réponse, mais d'après ce que je sais, elle n'a vraiment pas apprécié mon initiative. J'en ai rien à foutre ! Elle n'avait pas à écrire de telles conneries. Depuis quand on devrait être esclave de nos parents sous prétexte qu'ils aient fait des choses pour nous dans le passé ? On doit le respect aux parents, pas plus, et certainement pas un « merci » ni quoi que ce soit d'autre. On n'a jamais demandé à venir au monde il me semble, on ne doit rien à personne et restons libres de nos vies !
Alors bien sûr, les uns après les autres continuent à faire chier ma chérie : l'infirmière du lycée, les surveillantes de l'internat, la directrice, sa famille, etc. Bref, on est un peu « seul au monde » si on peut dire ! Heureusement que j'ai de mon côté le soutien de ma famille et des amis pour tenir, sinon il y a vraiment de quoi péter un plomb. Pour qui se prennent toutes ces personnes pour nous forcer à aller dans leur sens, alors qu'on ne leur a rien demandé ? Qu'on nous foute la paix.
Je ne dis pas ça pour vous qui êtes en train de me lire. J'espère d'ailleurs avoir quelques réactions et conseils de votre part. Je vous tiendrai au courant de la suite des événements...