Extrait du site https://www.france-jeunes.net |
Comme d'habitude, Paris s'en sort |
Sans vraiment forcer son talent, Paris s'est offert une nouvelle victoire sur Toulouse (2-0) qui sortait de deux victoires et prend provisoirement la tête de la Ligue 1 en attendant Monaco qui défie Reims ce soir. |
Si on s'attache plus à ce simple fait de jeu plus marrant que réellement important, c'est parce que le contenu du match d'hier après-midi ne prêtait pas à un récit de deux cents pages. Comme à Valenciennes où le PSG était venu s'imposer sans convaincre (1-0) en milieu de semaine, Laurent Blanc, soucieux de bien gérer un calendrier bien rempli qui fait jouer les Parisiens six fois en dix-huit jours, a encore fait tourner. Maxwell revenait, Zoumana Camara prenait place aux côtés de Marquinhos pour permettre à Alex d'être au point pour la réception de Benfica, Greg Van der Wiel retrouvait son couloir droit. Adrien Rabiot suppléait un Blaise Matuidi en quête d'un peu de repos. Devant, Cavani et Lavezzi laissaient leur place à Jérémy Ménez et Lucas. Contre Valenciennes, Paris s'était contenté de s'appuyer sur le duo Ibra-Cavani pour enlever la victoire aux Nordistes et avait laissé au placard toute velléité de beau jeu ou même une simple envie de donner quelque chose d'intéressant "c'est sûr que l'on préfère bien jouer mais à choisir, je préfère gagner parce que c'est en gagnant que l'on gagne des titres. Avec l'enchaînement des matches, ce n'est pas facile de toujours être bon mais le plus important, c'est de gagner même quand on n'est moins bien" expliquait Salvatore Sirigu. Le gardien italien eut plus de travail à faire que prévu. Il fut d'abord parfaitement concentré sur une tête de Didot en début de partie qu'il détournait en corner. Peu avant la pause, c'est Abdennour qui voyait son tir contré mais cette fois par Marco Verratti. Le milieu de terrain italien était, comme mercredi à Valenciennes, un des Parisiens les plus en vus de la rencontre. Même s'il agaçait son entraîneur par quelques ballons rendus trop vite, il se montrait tout de même très présent à la récupération et créatif dans ses choix offensifs. Mais il était trop peu suivi. Sur les côtés, Lucas ne percutait pas assez mais c'était toujours mieux que le revenant Ménez qui, pour sa première titularisation de la saison, semblait en manque de jambe, de souffle et d'idée. Ce qu'apporte Ménez, c'est sa vitesse capable de détruire le couloir adverse et sans ça, l'affaire se complique pour l'ancien Romain. L'équation devenait claire mais aussi accablante. Paris ne pouvant s'appuyer sur ses côtés, son jeu penchait naturellement dans l'axe et facilitait le travail défensif du TFC. Sauf que Paris a réponse à tout et quand il est en panne d'inspiration, Paris s'en sort par un coup de pied arrêté ou une erreur de l'arbitre. Comble du bonheur, le Paris-Saint Germain eut les deux. Ménez s'écroulait. L'arbitre donnait très gentiment un coup-franc que Marquinhos convertissait en but, bien aidé par la remise de la tête de Verratti "il faut être honnête, je pense que la faute n'est pas flagrante mais elle vient nous récompenser d'une première période que nous avons globalement dominée" appréciait Laurent Blanc. Menant à la pause, Paris se dirigeait sans forcer vers la tête de la L1. Son jeu n'était toujours pas flamboyant mais ça suffisait aux hommes de la Capitale qui bénéficiaient d'une nouvelle erreur d'appréciation de Mr Enjimi qui désignait le point de penalty après que Lucas se soit écroulé après un tacle régulier de Spajic. Cavani prenait le ballon, le posait et prenait dans la foulée Ali Ahamada à contre-pied. L'Uruguayen, le regard plein de détermination en direction du public, inscrivait son quatrième but de la saison en Championnat, encore loin des sept réalisations de Falcao mais dans la course pour le titre, plus honorifique que significatif, de meilleur buteur "je veux marquer le plus de buts possible pour aider l'équipe. Je ne fais pas attention aux autres. Il y a plus de densité de talent à Paris donc il y a beaucoup de joueurs qui marquent. Moi, j'essaye juste d'apporter ce que je sais faire" précisait l'ancien Napolitain. Ce qui met encore plus en perspective le poids de Cavani et d'Ibrahimovic dans le jeu parisien. Sans ces deux-là, Paris semble éprouver les plus grandes difficultés à se montrer dangereux. Pourtant, Paris aura besoin de tous ses joueurs pour bien négocier la grosse semaine qui se présente devant le PSG. D'abord la réception du Benfica mercredi en Ligue des Champions qui donnera un peu plus d'indices sur le niveau réel des Parisiens en ce début de saison. Puis les Parisiens fileront à Marseille dimanche soir. Laurent Blanc a déjà annoncer qu'il visait deux victoires. Pour cela, il faudra hausser un peu le niveau de jeu global mais on peut compter sur Paris et sa capacité de se sortir de toutes les situations... |
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