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Alix : C'était à Khorsabad |
Un retour aux origines pour le célèbre héros du Journal de Tintin... |
Revenu dans l'antique cité de Khorsabad dans l'espoir de retrouver des parents disparus, Alix y retrouve Suréna, le général Parthe qui lui avait rendu la liberté, subjugué par le courage du jeune Romain. Il y rencontre également le roi Orodès, qui lui dévoile deux magnifiques grands vases, l'un en or, l'autre en bronze. Alix doit ramener comme cadeau à César le vase en or, et lui transmettre le message suivant : que l'ambitieux général romain ne cherche jamais à envahir la Mésopotamie, sous peine de voir, une fois ses troupes défaites, le vase en bronze lui servir de sépulture éternelle... Dès lors, le précieux vase va devenir l'objet de toutes les convoitises. Trahisons, attaque de pirates, coups de théâtre : que d'embûches et de rebondissements sur le chemin qui mène à Rome." (Présentation Casterman) Pour marquer ses soixante ans de carrière, Jacques Martin (illustre auteur de BD et non l'ancien présentateur de l'école des fans) sort ces mois-ci chez Casterman, le 25ème Alix et le 17ème Lefranc, deux séries cultes. Et quoi de mieux qu'un retour aux origines pour mesurer le parcours réalisé. Alix retourne ainsi à Khorsabad, cadre du tout premier album Alix l'intrépide, et rencontre de vieilles connaissances, autant de clins d'œil pour les fidèles de la série. Si Jacques Martin ne peut plus qu'apporter une contribution infime à ses albums, du fait d'une maladie, son empreinte reste néanmoins bien palpable. Le graphisme demeure lui aussi dans la continuité des premiers Alix. Martin travailla toute sa carrière un langage très structuré. Langage dont les composantes (rigueur de l'intrigue, précision documentaire, fluidité du découpage, lisibilité du graphisme) ont été progressivement élaborées pour atteindre une perfection maîtrisée, signe même du classicisme. De ce fait, le dessin de Martin reste marqué par une certaine staticité. C'est qu'il doit beaucoup au commerce du dessinateur avec la statuaire gréco-romaine de l'école de Scopas, de Praxitèle, de Phidias à la sérénité immobile, des bas-reliefs romains d'arc de triomphe et de colonnes parfois postérieurs à la période césarienne. Mais cette définition du graphisme martinien est réductrice : en effet son art oscille en permanence entre un pôle "classique" et un pôle "romantique". Les planches de Martin se caractérisent par la prolifération des détails ornementaux. Les êtres, les objets, les édifices et les paysages sont traités comme un tout. Tout un art maîtrisé, que les nouveaux auteurs se sont attachés à poursuivre... Série : Alix Titre : C'était à Khorsabad Auteurs : Jacques Martin, François Maingoval, Christophe Simon, Cédric Hervan Editeur : Casterman |
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