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Scorpion : la vallée sacrée |
Quand les traces des Templiers mènent à la véritable croix de Saint-Pierre, la lutte est acharnée pour arriver le premier... |
Le cinquième volet des aventures trépidantes de Scorpion se poursuivent d'Istanbul aux falaises de Cappadoce avec un rythme haletant. L'action est toujours au rendez-vous pour le damné, le semeur de troubles au Vatican (rappelons pour ceux qui n'auraient pas suivi les quatre premiers épisodes que notre ténébreux héros tient son surnom de la marque d'infamie imprimée sur son épaule, indiquant qu'il est le fils de la soi-disant sorcière condamnée au bûcher pour avoir séduit "le saint des saints"). Avec cette série, les auteurs maîtrisent non seulement toutes les ficelles de l'action, mais le scénariste Desberg sait aussi tisser une histoire sombre, pleine de mystères et de complots. Il nous livre une histoire du christianisme des plus mouvementées et sanglantes, marquée par les rivalités et les soifs de pouvoir de certains. Ce qui fait surtout question ce sont les origines du christianisme de la période des apôtres jusqu'au concile de Nicée, vers 350 après Jésus Christ (d'ailleurs presque tous les albums de la série commencent par des planches remontant à cette histoire ancienne). La manipulation de cette histoire permet au cardinal Trebaldi (invention totale de Desberg) de se faire élire pape, après avoir tué son prédécesseur. Ce qui se joue dans Scorpion, c'est moins une question de religion qu'une question de pouvoir. La foi des croyants est utilisée pour asseoir la suprématie du nouveau pape. Comme dans le quatrième album, Scorpion est sur la piste de la vraie croix de Saint-Pierre pour dénoncer au grand jour la manipulation de Trebaldi. Dans cet album, l'intrigue en elle-même avance peu. Mais on se laisse emporter par les tribulations du héros qui ne semblent jamais s'arrêter. Le dessin de Marini participe à entraîner le lecteur dans ce tourbillon. Le plus marquant chez ce dessinateur, c'est sa facilité à rendre le mouvement que ce soit lors d'une attaque des bandits contre les moines guerriers (planches 15-16), d'un combat à l'épée (planches 43-45)... La composition graphique est très dynamique et imprime un certain rythme à l'histoire. Les auteurs privilégient l'action et l'aventure ; le lecteur doit être emporté par les événements. Dans cette idée, le découpage de Marini est très cinématographique. Le dessinateur alterne plongée, contre-plongée et plan large comme dans la magnifique planche 9. Marini trouve une composition ingénieuse pour chacune de ses planches, et nous fait comprendre toute une action en peu de cases judicieusement placées. Tous les amateurs d'action et d'aventure apprécieront cette BD de cape et d'épée... Série : Le Scorpion Titre : La Vallée sacrée Auteurs : dessin de Marini, scénério de Desberg Editeur : Dargaud |
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